Le Digital Clothing, quand s’habiller virtuellement challenge l’industrie de la mode

Révolution numérique dans la mode.

Alors que l’air numérique prend de plus en plus de place dans notre quotidien, il prend aussi place dans la mode !

Ce n’est pas nouveau, il est maintenant possible d’essayer une paire de lunette via sa webcam et cela même sans se déplacer de chez soi, ou  encore de suivre une influenceuse totalement virtuelle sur les réseaux (@lilmiquela 1.6M d’abonnés sur Instagram).

Cependant, nous assistons à une vraie révolution dans le domaine de la mode. Le détaillant scandinave Carlings a vendu une collection entière de vêtements numériques en une semaine, avec des pièces qui allaient de 10€ à 30€, une production limitée à 12 pièces… Les clients achètent la pièce numérique et envoient une photo d’eux prête à être postée sur les réseaux. Les tailleurs numériques vont alors manipuler et habiller la photo du vêtement acheté. Cette technique est aussi appelée «production photoréaliste-digitale ».

 

Même virtuel, le vêtement rapporte !

Le concept peut sembler déroutant, quel est l’intérêt d’acheter un vêtement qu’il est impossible de toucher ? Et pourtant, cela fait des années que les joueurs dépensent de l’argent réel dans un article de mode virtuel. En effet, le jeu Kim Kardashian : Hollywood, qui permet aux utilisateurs d’habiller un avatar avec des vêtements de Roberto Cavalli, Balmain et Karl Lagerfeld, a généré plus de 240 millions de dollars de ventes depuis son lancement en 2014. Le jeu League of Legends a, lui aussi, réalisé 40% de son chiffre d’affaire grâce à l’achat de “skins” par les joueurs, pour habiller leurs personnages, soit 1.6 milliard de dollars.

Le monde de la mode numérique possède un véritable potentiel pour les grandes maisons de couture en étendant l’économie du secteur, et permet la création de “maison de mode numérique”, tel que The Fabricant, fondée par Kerry Murphy, à Amsterdam, qui créé des vêtements virtuels hyper réels pour les marques de mode et les détaillants.

 

Une nouvelle voie pour des fashion weeks virtuelles ?

L’idée d’acheter des vêtements numériques plaît de plus en plus, car sa production est plus respectueuse de l’environnement et limite la production de déchets, en plus d’ouvrir une voie vers un modèle d’entreprise durable (pour rappel l’industrie de la mode reste la deuxième plus grosse industrie polluante après le pétrole et l’environnement). Néanmoins, cette nouvelle industrie promet de très belles performances artistiques avec le travail de matières inédites grâce à la conception de textures 3D… De quoi inspirer les plus grands dans leurs créations et leurs défilés… Le début peut être d’une nouvelle ère pour des fashion weeks plus responsables, et éviter cet embrasement anti fashion week, qui semble se dessiner ?…

Célia

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Equipe InCapsule

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