La Tendance du DIY culinaire est une réalité hexagonale avec Quitoque. Nous l’avons testé !

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Cette tendance nous vient tout droit des Etats-Unis, nous l’avions repérée lors d’un trend tour en 2014 grâce à l’émergence de nombreuses start-ups de la Food Tech. Leur point commun était d’apporter à domicile des paniers d’ingrédients, le plus souvent issus de l’agriculture biologique, parfaitement calibrés selon le nombre de personnes à sustenter et à assembler soi-même selon des recettes bien précises.

Des acteurs comme Chef Day, Blue Apron, ou Dinner by Design ont été de réels précurseurs. Ils ont su proposer une réponse maligne aux couples et jeunes familles urbaines à la recherche d’une alimentation plus saine, plus fraîche, plus savoureuse au quotidien. Cette manière de se nourrir doit s’inscrire dans un mode de vie où chaque instant est une expérience riche et ludique. Déjà on s’interrogeait : cette tendance allait-elle réussir en France, pays de la gastronomie et du savoir-faire culinaire ?  Quitoque, en est la preuve : il est leader de la catégorie avec 100 000 repas livrés chaque semaine contre 10 000 il y a un an. Ce concept audacieux a intéressé notre équipe et nous avons décidé de tenter l’expérience !

Quitoque est un service de livraison en souscription qui permet de recevoir une fois par semaine un colis comprenant les ingrédients nécessaires à la préparation d’une recette, ainsi qu’un livret qui détaille toutes les étapes à suivre pour la cuisiner chez soi. Au choix, plusieurs formules différentes : le panier classique, végétarien et famille, et le nombre de convives est au choix pour ajuster les quantités. Le service dispose d’un aspect digital dont le fini est travaillé et pratique. Il est possible de publier des avis sur les recettes préparées directement à partir de l’application mobile, mais aussi gérer son inscription pour mettre les livraisons en pause. Enfin, on peut sélectionner ses ingrédients préférés/détestés, ceux auxquels on est allergique, etc. On apprécie d’emblée la personnalisation du service, qui a l’avantage d’éviter le gaspillage. Le public ciblé est amateur, il possède les bases de la cuisine mais varie peu ses plats. Sa cuisine est souvent simple et monotone.

 

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La découverte culinaire 

Les livrets de recettes poussent à la consommation plus flexitarienne (diminution de la consommation de la viande) et à la découverte d’ingrédients méconnus, ceux dont on ne s’approche jamais au supermarché/marché. Faute de savoir les utiliser ou de connaître leur saveur, les choux de Bruxelles, courges butternut, panais sont souvent de grands délaissés.

Les combinaisons proposées sont audacieuses, mêlent des ingrédients que l’habitude nous aurait empêché de cuisiner ensemble. Par exemple, les alliages de yaourt et de sauce soja, de ricotta et de chorizo ou encore de maquereau et de crème, qui sont peu courants dans la cuisine quotidienne, sont pourtant gustativement intéressants. Les recettes osées sont des sources d’inspiration pour les cuisiniers en herbe qui veulent varier leur façon de cuisiner. Les recettes s’inspirent de différentes cultures et les mêlent à des recettes plus traditionnelles.

 

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Une cuisine respectueuse de l’environnement

Le packaging est réduit au minimum, de sorte à diminuer l’empreinte écologique de la livraison. La boîte est livrée avec un sachet de légumes et autres ingrédients. Pour la plupart, ils sont issus de l’agriculture biologique mais pas seulement, ils sont aussi produits de manière locale. L’origine des ingrédients est spécifiée sur le livret, par exemple il était écrit sur une barquette de porc que la viande avait été « traitée » à moins de 150 km du lieu d’élevage. La traçabilité des ingrédients, qui a aujourd’hui une grande valeur pour les consommateurs attentifs, est donc entièrement respectée.

A l’intérieur des livrets on en apprend plus sur les fruits et les légumes choisis en fonction de la saison. Les explications portent sur les qualités nutritives, les vertus médicinales ainsi que la manière de cuisiner un certain ingrédient. Par exemple, saviez-vous que la coriandre est riche en vitamine K, aidant à l’absorption du calcium dans les os ? Ou encore qu’elle est une des premières plantes à être utilisée en médecine ?

 

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Les difficultés rencontrées

Pour réaliser toutes les recettes, il est nécessaire d’avoir une batterie d’ustensiles de cuisine très étendue : four, sauteuse, mixer, poêles de toutes sortes, etc. De plus, il est attendu du cuisinier qu’il ait un peu de maîtrise (« couper les carottes en biseaux », « blanchir les légumes ») et les temps de préparation sont quelque peu sous-estimés. Les recettes sont faciles à suivre mais le déroulement prévu par le livret compte sur la rapidité de la personne. L’angoisse peut monter quand les « spätzle » (pâtes de la région germanique) sont en train de brûler et que la coriandre pour le pesto n’a pas encore été coupée. On peut avoir la sensation d’une course en cuisine à la « Top Chef ». Il ne faut pas se méprendre, Quitoque n’est pas « Cuisiner pour les nuls ».

En bref, Quitoque est un service pratique pour sa dimension « prêt à cuisiner », qui fait découvrir des ingrédients et des combinaisons audacieuses, et ce tout en respectant l’environnement.